Martyrs et Saints » Aide La Liste des Saints Sun, 23 Dec 2012 17:56:39 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.0.5 Application rigoureuse des normes pour les causes de béatification /application-rigoureuse-des-normes-pour-les-causes-de-beatification/ /application-rigoureuse-des-normes-pour-les-causes-de-beatification/#comments Sun, 13 Dec 2009 17:04:47 +0000 /?p=41841 Application rigoureuse des normes pour les causes de béatification

Le Saint-Siège publie l’instruction « Sanctorum Mater »

ROME, Lundi 18 février 2008 (ZENIT.org) – Le Saint-Siège demande l’observation rigoureuse des normes en vigueur pour l’ouverture des procès de béatification.

Cette demande a été faite par la Congrégation pour les causes des saints à travers la publication d’une instruction intitulée « Sanctorum Mater » (l’Eglise, Mère des saints), un vademecum pour les évêques du monde, de rite latin et oriental, concernant les procès de béatification.

Présentant ce document ce lundi à la salle de presse du Saint-Siège, le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, le cardinal portugais José Saraiva Martins, a précisé qu’il ne s’agit pas de modifier les normes en vigueur.

« L’Instruction a pour but de promouvoir l’observation ponctuelle de ce qui est prescrit dans les normes en vigueur », a-t-il souligné.

Le cardinal a expliqué que l’Instruction ne concerne que la phase diocésaine des procès de béatification. En effet, 25 ans après la promulgation des normes en vigueur pour les causes des saints, l’expérience a montré un manque de compréhension et de précision dans l’application de certaines d’entre elles.

Ceci avait pour conséquence, a poursuivi le cardinal Martins que « la Congrégation devait parfois fournir des éclaircissements et demander aux curies diocésaines de corriger les erreurs ».

Le cardinal a précisé que l’Instruction était nécessaire également en raison du manque de personnes expertes dans les causes de canonisation. Il s’agit donc d’un « vademecum complet », qui « fournit des orientations claires et précises pour la marche à suivre, du début de l’instruction jusqu’à l’envoi des actes » au dicastère romain.

Les lois actuellement en vigueur pour les causes des saints ont été promulguées par Jean-Paul II et sont contenues dans la constitution apostolique Divinus perfectionis Magister du 25 janvier 1983 et dans les Normae servandae, promulguées par le dicastère le 7 février de la même année.

Avec le passage de la législation précédente à celle qui est citée ci-dessus, « il ne fut pas clair pour certains que la vérification sérieuse et sévère de la réputation de sainteté ou du martyre, constitue une démarche préalable et absolument nécessaire à accomplir dans le diocèse », a souligné le cardinal Martins.

Une procédure, a-t-il insisté, ne doit pas être entamée s’il n’est pas prouvé de manière irréfutable que le serviteur de Dieu a une réputation de sainteté ou de martyre parmi une partie importante des fidèles, qui s’adressent à lui dans la prière et attribuent des grâces et des faveurs à son intercession.

« La première condition fondamentale est donc celle-ci : qu’il y ait une véritable réputation sanctitatis ou de martyre ; dans le cas contraire, on ne peut entamer la cause », a souligné le cardinal portugais.

L’évêque ne peut pas, même s’il le souhaite, ouvrir une cause de béatification si le serviteur de Dieu ne possède pas cette réputation sanctitatis dans la communauté même à laquelle il appartient, a insisté le cardinal Saraiva Martins.

Le cardinal a souligné le rôle des laïcs qui en réalité sont ceux qui font « le premier pas dans un procès de béatification, dans la mesure où ce sont eux qui doivent dire à l’évêque : pour nous, cette personne est sainte », « l’évêque se limitant alors à vérifier le fondement de cette réputation de sainteté ».

Le cardinal Saraiva Martins a précisé que cette réputation de sainteté doit être « spontanée » et a mis en garde contre l’influence des médias qui peuvent conditionner la pensée des fidèles. Il a expliqué que son dicastère est particulièrement attentif à l’authenticité de cette « spontanéité ».

Marta Lago

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Les fidèles laïcs, premiers protagonistes de tout procès de béatification /les-fideles-laics-premiers-protagonistes-de-tout-proces-de-beatification/ /les-fideles-laics-premiers-protagonistes-de-tout-proces-de-beatification/#comments Sat, 12 Dec 2009 18:06:24 +0000 /?p=41799 Les fidèles laïcs, premiers protagonistes de tout procès de béatification

L’instruction « Sanctorum Mater », par le cardinal Saraiva Martins

ROME, Vendredi 11 janvier 2008 (ZENIT.org) – « Les premiers protagonistes de tout procès de béatification, ce sont toujours les fidèles », rappelle le cardinal Saraiva Martins avec des accents qui font penser à une illustration de l’axiome « vox populi vox Dei ». Il insiste sur ce rôle des laïcs dans l’Eglise, mais aussi sur la sainteté des laïcs, pour le XXIe siècle.

L’instruction de la Congrégation romaine pour les causes des saints sur la façon dont doit être menée une cause de canonisation s’intitule « Sanctorum Mater » et comporte 46 pages en italien.

Le cardinal préfet de la Congrégation romaine pour les causes des saints, José Saraiva Martins, revient aujourd’hui, au micro de Radio Vatican sur cette instruction, dont il a parlé dans une longue interview à L’Osservatore Romano du 9 janvier (cf. Zenit des 8, 9, 10 janvier).

Le cardinal revient sur les consignes de prudence et de rigueur demandée dans la phase diocésaine de l’enquête.

Surtout, il rappelle que ce n’est pas « Rome » qui « fait » les saints : l’initiative, dit-il, revient à l’évêque diocésain, à la demande des fidèles : « Les évêques ont un rôle important et décisif et c’est pourquoi ils veulent des orientations très claires, des normes bien précises qui règlent l’action de l’évêque dans cette première phase diocésaine ».

Le cardinal Saraiva Martins précise que les canonisations et la sainteté sont une chose « très sérieuse pour la vie de l’Eglise » et que l’Eglise est intéressée par « la vérité historique ».

Par conséquent, la « réputation de sainteté » doit être « née spontanément, de la communauté, des fidèles » : « c’est très important », souligne le cardinal préfet.

« S’il n’y a pas cette réputation de sainteté spontanée chez les fidèles de la communauté, l’évêque ne peut pas lancer une cause de béatification : ce sont les fidèles et la communauté qui doivent dire à l’évêque : ‘d’après nous, ce fidèle, ce serviteur de Dieu est vraiment pour nous un saint’. On parle beaucoup aujourd’hui du rôle des laïcs da ns l’Eglise, eh bien, nous avons ici un cas extrêmement important, du point de vue ecclésial, où les laïcs, la communauté, sont ceux qui font le premier pas. L’évêque, ensuite, ne fait que vérifier le fondement de cette réputation de sainteté, et chercher à la prouver et à la transmettre à Rome. Donc, c’est très important. Les premiers protagonistes de tout procès de béatification, ce sont toujours les fidèles ».

Il précise que l’instruction ne fait que reprendre les normes de 1983 : le rôle de l’évêque est de faire établir le caractère « héroïque » ou non des vertus vécues par le serviteur ou la servante de Dieu en odeur de sainteté, ainsi que les aspects de sa personnalité, sa spiritualité, sa sainteté.

L’instruction évoque aussi ce q ui concerne un éventuel « miracle » survenu dans un diocèse ou l’établissement du martyre, au sens chrétien.

On se souvient que parmi les miracles attribués à l’intercession du pape Jean-Paul II, la postulation a retenu un miracle survenu dans le diocèse d’Aix en Provence, en soulignant l’importance de la rigueur de l’enquête française (cf. Zenit des 27 mars 2007, 29 mars 2007, 30 mars 2007).

Mgr Slawomir Oder, le postulateur, a en effet souligné que le procès français s’est déroulé avec « diligence, compétence et sérieux » et que l’esprit « critique » français a été particulièrement « utile », assurant le sérieux de l’examen des médecins et des théologiens.

Enfin, à propos de la prochaine béatification de la – très – jeune Antonietta Meo, appelée aussi Nennolina, (cf. Zenit du 17 décembre 2007), le cardinal Saraiva Martins, portugais, et qui a vu la béatification des deux premiers petits enfants non-martyrs dans les pastoureaux de Fatima, Francisco et Jacinta, le 13 mai 2000 rappelle : « La sainteté c’est pour tous ! le cas de Nennolina est certainement une nouvelle confirmation de cette vérité fortement mise en relief par Vatican II. La sainteté, je le dis souvent, n’est pas à l’usage d’un petit nombre, mais un devoir contraignant pour tous les baptisés. La sainteté des laïcs, en particulier, est extrêmement importante et c’était une vérité que Jean-Paul II a toujours cherché à mettre en lumière. Cela me fait me souvenir aussi de Giorgio La Pira qui disait : ‘La sainteté au XXe siècle – on peut dire au XXIe siècle – a une caractéristique : la laïcité’. Il disait bien que dans 50 ans peut-être, nous verrons [canoniser] des personnes que nous rencontrons dans la rue : professeurs d’université, politiciens, économistes etc… Donc, le cas de Nennolina est une autre confirmation de la sainteté des laïcs ».

Anita S. Bourdin

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Saints : Des « Instructions », pour la phase diocésaine des canonisations (II) /saints-des-%c2%ab-instructions-%c2%bb-pour-la-phase-diocesaine-des-canonisations-ii/ /saints-des-%c2%ab-instructions-%c2%bb-pour-la-phase-diocesaine-des-canonisations-ii/#comments Sat, 12 Dec 2009 17:57:40 +0000 /?p=41793 Saints : Des « Instructions », pour la phase diocésaine des canonisations (II)

ROME, Jeudi 10 janvier 2008 (ZENIT.org) – La Congrégation pour les causes des saints a adressé aux évêques du monde entier des « Instructions », en une vingtaine de pages, pour les aider à « examiner l’admission de nouveaux cas » de canonisation et comment faire, concrètement, « pour la phase diocésaine du procès ». Le cardinal Saraiva Martins tord le cou à des idées reçues, de la « fabrique des saints » à « l’argent » nécessaire au procès.

Mardi, nous avons publié, à partir d’une interview de L’Osservatore Romano du 9 janvier, en italien, les noms des quatre prochains saints en 2008 et le point sur la cause de Jean-Paul II (Zenit du 8 janvier 2008) et hier, les premières réflexions du cardinal José Saraiva Martins, préfet du dicastère ad hoc, sur ces sujets (Zenit du 9 janvier 2008).

Cause pauvre, pauvre cause

Pour ce qui est du « coût » d’une cause, le cardinal Saraiva Martins a précisé : « Il n’est pas possible de donner de chiffre parce que cela dépend toujours du type de cause dont il s’agit. Je veux dire que la dépense dépend de la complexité de la documentation, de la difficulté à arriver à une définition scientifique pour ce qui concerne la guérison, d’éventuelles demandes d’approfondissement. Les procès sont tous différents. Une chose est certaine : ce n’est pas la congré gation qui détermine les dépenses. Elle n’intervient que de façon indirecte. C’est le postulateur de la cause qui est le « caissier », celui qui récolte l’argent nécessaire et solde les comptes. La congrégation met seulement en lien les différents acteurs du procès, et rien de plus. Il est vrai que si, derrière, il y a une congrégation religieuse, le plus grand poids des dépenses est assumé par elle, mais je vous assure que pour reconnaître la sainteté, on n’a pas besoin ni de la plus belle statue ni de la bourse la mieux remplie. Lorsqu’il y a un vrai saint, c’est l’Eglise, Peuple de Dieu, qui se mobilise et le minimum nécessaire se trouve toujours. C’est si vrai que moi-même j’ai appris d’expérience qu’il n’y a pas de cause pauvre : si une cause est « pauvre » cela signifie que c’est une pauvre cause, au sens où ; la réputation de sainteté elle-même est pauvre ».

Vox populi : la réputation de sainteté

Pour ce qui est justement de la réputation de sainteté, le cardinal Saraiva Martins précisait que c’est justement le seul « ressort » nécessaire pour ouvrir une cause de canonisation.

« Sans réputation de sainteté, rien ne bouge. C’est la vraie garantie qui devrait faire taire tous les scepticismes : ce sont les gens qui indiquent à l’Eglise l’exemplarité d’une figure. Ce sont les fidèles eux-mêmes qui montrent combien cette figure a été capable d’influencer leur vie, de nourrir leur foi, d’allumer en eux la flamme de l’espérance, de se proposer comme une ancre de salut dans leurs affaires personnelles au point qu’ils se sont adressés à elle dans la prière. Je ne nie pas qu’il puisse aussi y avoir d’autres motifs, comme la juste fierté d’une famille religieuse pour un fondateur ou un confrère. Mais je vous assure que sans l’impulsion qui vient justement de la réputation de sainteté, il est difficile de lancer un procès ».

Un « principe chronologique rigide »

Pour ce qui est des délais, le cardinal préfet de la Congrégation pour les causes des saints a souligné le « principe chronologique rigide » des procès.

« Le critère que nous suivons pour l’examen des documents est celui qui est dicté, précisait-il, par l’ordre d’arrivée des dossiers. Dans le doute, on procède à l’examen des autres et ainsi de suite, mais toujours en respectant l’ordre d’arrivée ».

Mais il a aussi indiqué deux motifs q ui pourraient faire déroger une cause à ce principe. Le premier, « très fréquent pendant le pontificat de Jean-Paul II », étant donné ses voyages, était de donner la priorité à une cause venant d’un pays où le pape devait se rendre.

« L’idée, expliquait-il, était de donner au pape la possibilité d’élever aux honneurs des autels un frère des peuples au milieu desquels il allait témoigner de la force et de la vie de l’Evangile ».

L’autre motif de dérogation est également « de nature pastorale » : « Il s’agit de figures exemplaires de pays qui n’ont pas encore de bienheureux ou de saints ».

Il s’agit, expliquait le cardinal Saraiva Martins, « d’offrir à ces peuples des modèles de sainteté nés dans leur terre et de donner un témoignage de ce qui doit être, je crois, considéré comme le moteur même de la sainteté, à savoir de comprendre qu’au fond la sainteté n’est que la plénitude de l’humanité. C’est aussi le motif pour lequel le Christ est considéré comme l’homme parfait : il a incarné la sainteté du Père ».

« En dehors de ces deux motifs, rien en pourra jamais influencer le parcours d’une cause qui se discute ici dans la congrégation », a affirmé le cardinal préfet.

Enfin, les raisons pour lesquelles une cause pourrait être refusée découlent de ce qu’a expliqué plus haut le cardinal portugais : « le manque de réputation de sainteté », et puis, confiait-il, « cela dépend du jugement de la commission scientifique : s’il est négatif, il ne reste qu’à en prendre acte et récuser la cause. De même si la commission des théologiens ne reconnaissait pas » que tel fait réputé miraculeux puisse être attribué à l’intercession » du serviteur de Dieu en question.

Anita S. Bourdin

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Saints : Des « Instructions », pour la phase diocésaine des canonisations (I) /saints-des-%c2%ab-instructions-%c2%bb-pour-la-phase-diocesaine-des-canonisations-i/ /saints-des-%c2%ab-instructions-%c2%bb-pour-la-phase-diocesaine-des-canonisations-i/#comments Sat, 12 Dec 2009 17:54:33 +0000 /?p=41790 Saints : Des « Instructions », pour la phase diocésaine des canonisations (I)

ROME, Mercredi 9 janvier 2008 (ZENIT.org) – La Congrégation pour les causes des saints a adressé aux évêques du monde entier des « Instructions », en une vingtaine de pages, pour les aider à « examiner l’admission de nouveaux cas » de canonisation et comment faire, concrètement, « pour la phase diocésaine du procès ». Le cardinal Saraiva Martins tord le cou à des idées reçues, de la « fabrique des saints » à « l’argent » nécessaire au procès.

« On demandera plus de rigueur dans les procès diocésains de canonisation », titre aujourd’hui L’Osservatore Romano (édition en italien du 9 janvier 2008), dans un entretien de Mario Ponzi avec le cardinal préfet de la congrégation pour les Causes des saints, José Saraiva Martins (cf. Zenit du 8 janvier 2007 pour les canonisations de 2008 et pour la cause de Jean-Paul II).

Le cardinal Saraiva Martins précise que le document sera bientôt présenté à la presse pour « attirer l’attention spéciale des postulateurs sur ce document ».

Il envisage également « une journée d’étude réservée justement aux postulateurs pour expliquer le document en détail : ce sont eux qui doivent être les premiers à connaître parfaitement ce que les évêques diocésains doivent faire ».

Pour le préfet du dicastère, il s’agit de « mieux répondre à l’esprit nouveau introduit par Benoît XVI dans les procédures du rite de béatification : il s’agit d’innovations très importantes, capables de souligner de façon efficace la théologie de l’Eglise locale comme cela a été réaffirmé avec force par le concile Vatican II ».

On se souvient que Benoît XVI s’est réservé la présidence des canonisations, à Rome ou dans d’autres pays, mais qu’il a délégué la présidence des béatifications au préfet de la congrégation ou à un envoyé, dans le diocèse d’origine du nouveau bienheureux.

« La béatification d’un serviteur de Dieu dans l’Eglise à laquelle il appartient est quelque chose que toute la communauté vit de façon unie, dans un climat de foi qui se transforme en joie et en fête ecclésiale, du fait que l’un d’eux a été élevé à l’honneur des autels. Mais c’est justement en vertu de cette nouvelle ferveur dans de tels événements qu’il faut procéder avec une prudence encore plus grande, et avec plus de rigueur ».

Quant à l’objection que Rome deviendrait une « fabrique de saints », avec une « inflation » de saints et de bienheureux, le cardinal Saraiva Martins estime qu’elle vient de personnes qui « ne comprennent pas la grandeur de la sainteté et ne savent pas que les saints ‘sont’ mais qu’on ne les ‘fait’ pas ».

Il citait la réponse de Jean-Paul II : « C’est au bon Dieu qu’il faut s’adresser s’il y a trop de saints ! »

« C’est Lui, insiste le cardinal Saraiva Martins, qui suscite la sainteté dans le cœur des hommes ! L’Eglise ne fait rien d’autre qu’en prendre acte, suivre un parcours, pour arriver à une conclusion ».

Quant à une autre objection, qu’il faut avoir des « moyens » pour mener à bien une cause, le cardinal préfet répond : « C’est une autre distorsion de la vérité qu’il faut éliminer. L’argent n’a rien à voir avec la reconnaissance de la sainteté. Il est vrai qu’instruire et mener à bien un procès de béatification comporte des dépenses. Parmi celles qui ont le plus d’incidence, même s’il ne s’agit pas de sommes élevées, c’est la juste compensation pour la commission médicale appelée à vérifier, du point de vue scientifique, le caractère miraculeux de la guérison que l’on entend apporter comme preuve au procès. Il y a aussi la – non moins juste – compensation pour les membres de la commission théologique appelés à vérifier si telle guérison miraculeuse doit être attribuée à l’intercession de la personne dont il s’agit. Mais, je le répète, il s’agit de sommes modestes. Les autres dépenses à affronter – et elles sont un peu plus consistantes – sont relatives à la publication de la « positio » et éventuellement celles du rite lui-même : de l’impression des livrets liturgiques à l’ornementation florale de l’autel, etc. ».

(A suivre)

Anita S. Bourdin

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La procédure de reconnaissance d’un miracle /la-procedure-de-reconnaissance-d%e2%80%99un-miracle/ /la-procedure-de-reconnaissance-d%e2%80%99un-miracle/#comments Mon, 30 Nov 2009 18:12:01 +0000 /la-procedure-de-reconnaissance-d%e2%80%99un-miracle/ La procédure de reconnaissance d’un miracle

ROME, Jeudi 29 mars 2007 (ZENIT.org) – Rappelons que, pour que le procès de béatification d’un serviteur ou d’une servante de Dieu puisse aboutir, il faut non seulement attester par une enquête le caractère « héroïque » des vertus de ce baptisé, mais aussi l’authentification d’un miracle comme dû à son intercession.

Il existe une exception: le cas du martyre attesté, le martyre étant en soi un « miracle », en quelque sorte.

Et le miracle authentifié doit avoir eu lieu après la mort de ce serviteur de Dieu, comme attestation de sa communion avec Dieu après sa mort.

Un nouveau miracle survenu après la béatification sera nécessaire pour la canonisation, même dans le cas du martyre.

Le postulateur de la cause de Jean-Paul II, Mgr Slawomir Oder, évoquait, mardi dernier, au Latran, les nombreuses guérisons attribuées à l’intercession de Jean-Paul II (cf. Zenit du 27 mars 2007).

A propos de l’enquête sur le miracle, le diocès d’Aix apporte aujourd’hui des précisions.

Lorsqu’une guérison au caractère extraordinaire survient dans le contexte d’une prière faite à Dieu par l’intercession d’un fidèle défunt, il revient à l’évêque diocésain de juger de l’opportunité d’ouvrir une enquête pour en déterminer les circonstances exactes, tant au plan médical que spirituel, explique un communiqué.

S’il le juge bon, l’évêque, après avoir consulté des experts, constitue un tribunal chargé d’instruire cette enquête selon les normes du droit canonique.

Au terme de ce procès, les actes sont transmis à la Congrégation romaine pour les Causes des Saints.

A l’issue d’une procédure rigoureuse, avec l’intervention de nombreux experts médicaux et théologiens, l’assemblée de la congrégation, composée de cardinaux et d’évêques, décide s’il convient de soumettre le cas au jugement final du Pape.

Il revient à celui-ci de décider de la reconnaissance d’un miracle attribué à l’intercession d’un Serviteur ou d’une Servante de Dieu.

Un miracle, précise la même source, est une confirmation de la présence du Royaume de Dieu sur la terre (Concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium, n. 5). Sa reconnaissance suppose que le phénomène prodigieux examiné soit inexplicable dans l’état actuel des connaissances scientifiques, et qu’il apparaisse en lien avec les prières adressées à Dieu par l’intercession du Serviteur ou de la Servante de Dieu.
ZF07032902

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Papes (et antipapes) /papes-et-antipapes/ /papes-et-antipapes/#comments Tue, 28 Apr 2009 18:05:29 +0000 /?p=4741 Papes (et antipapes)

Le nom de pape, donné au début à tous les épiscopes, évêques (surveillants, veilleurs) fut peu à peu réservé à l’évêque de Rome. Le pape est évêque de Rome, archevêque du Latium et patriarche d’Occident (primauté d’honneur et non d’autorité vis à vis des 4 autres patriarches)

  1. Saint Pierre (Galilée) apôtre, pape 30 – 64 crucifié.
  2. Saint Lin (Toscane) pape 67 – 76 martyrisé.
  3. Saint Clet ou Anaclet (Rome) pape 76 – 88 martyrisé.
  4. Saint Clément I (Rome) pape 88 – 97 martyrisé.
  5. Saint Évariste (Grec) pape 97 – 105 martyrisé.
  6. Saint Alexandre I (Rome) pape 105 – 115 martyrisé.
  7. Saint Sixte I (Rome) pape 115 – 125 martyrisé.
  8. Saint Télesphore (Grec) pape 125 – 136 martyrisé.
  9. Saint Hygin (Grec) pape 136 – 140 martyrisé.
  10. Saint Pie I (Aquilée) pape 140 – 155 martyrisé.
  11. Saint Anicet (Syrie) pape 155 – 166 martyrisé.
  12. Saint Soter (Campanie) pape 166 – 175 martyrisé.
  13. Saint Éleuthère (Grec) pape 175 – 189 martyrisé.
  14. Saint Victor I (Africain) pape 189 – 199 martyrisé.
  15. Saint Zéphyrin (Rome) pape 199 – 217 martyrisé.
  16. Saint Calixte I (Rome) né en 155, pape 217 – 222 martyrisé.
  17. Saint Urbain I (Rome) pape 222 – 230 martyrisé. Saint Hippolyte (Rome) né en 170, antipape 227 – 235 martyrisé.
  18. Saint Pontien (Rome) pape 230 – 235 martyrisé.
  19. Saint Anthère ou Antère (Grec) pape 235 – 236 martyrisé.
  20. Saint Fabien (Rome) pape 236 – 250 martyrisé.
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Vocabulaire et termes /vocabulaire-et-termes/ /vocabulaire-et-termes/#comments Mon, 27 Apr 2009 17:19:15 +0000 /?p=4556 Vocabulaire et termes

Acta (sanctorum – martyrum) – D’un mot latin qui signifie le récit des faits et gestes (les actes) d’un saint ou d’un martyr tels qu’ils ont été écrits soit par des contemporains, soit par des hagiographes.

Ames du Purgatoire. Temps d’épreuve permettant la purification préalable de ceux qui, au terme de leur vie terrestre, sont admis à partager la joie et la gloire de Dieu. Dès les premiers siècles de son histoire, l’Eglise a prié pour les défunts convaincue de la nécessité d’une telle prière parce que la vision de Dieu ne peut être partagée que par des êtres ayant atteint leur perfection. La prière de leurs frères à leur intention témoigne de cette solidarité qui existe dans la « communion des saints », des sanctifiés par le baptême.

Auréole. Cercle de rayons lumineux ou simple cercle doré dont les artistes entourent la tête du Christ et des saints pour suggérer l’irradiation de leur personne et l’éclat de leur gloire vivant avec Dieu. Vient du latin « aureola », doré et « corona », couronne. On parle aussi de « l’aura » d’une personne, c’est-à-dire de son rayonnement.

Béatification. Elle confirme cette sainteté exemplaire par un acte solennel réservé au Pape à la suite d’une procédure exigeante et minutieuse. La fête ne peut être célébrée que pour des groupes déterminés de fidèles et en des lieux déterminés.

Calendrier des saints. Le plus ancien, destiné au cycle liturgique, remonte à 354 et fut complété de siècle en siècle. C’est lui qui servit de base au calendrier romain jusqu’à sa réforme en 1969. Habituellement, chaque saint y est inscrit au jour de sa mort, considérée comme « sa naissance au ciel ». Le calendrier actuel comporte jusqu’à 30 saints par jour. Le calendrier appelé communément « des Postes », ne peut être une référence comme calendrier liturgique.

Canonisation. Elle étend ce culte à toute l’Eglise universelle parce que la vie de ce saint est un exemple pour tous les pays et tous les continents. La procédure est, de ce fait, plus stricte encore que celle de la béatification.

Docteur de l’Eglise. Titre donné par l’Eglise par lequel elle reconnaît à un théologien ou un maître de spiritualité, une autorité particulière de témoins de la doctrine, en raison de leur orthodoxie et de l’exactitude de leur doctrine, en même temps que de la sainteté de leur vie. A cette date, elle décerné ce titre à 33 personnes dont 3 femmes.

Elevé sur les autels. Mettre le corps d’un saint hors de son tombeau pour le placer au-dessus d’un autel, a été jusqu’au Moyen Age équivalait à une canonisation, puisqu’il était proposé à la vénération et au culte des fidèles.

Hagiographie. Récit de la vie d’un saint (du grec « hagios », sacré et « graphein », écrire). Ce terme est surtout employé lorsqu’ont été utilisées les méthodes de la science historique. Il est étendu parfois à toute vie concernant un saint, même si la biographie en est trop élogieuse.

Légendes. Terme latin de « legenda » qui veut dire : ce qui doit être lu et connu. Mais comme parfois les récits composés à cet effet cherchaient l’édification des auditeurs, il est arrivé des embellissements si merveilleux qu’ils venaient de l’imagination de l’auteur. Le Moyen Age en fut très friands dans les « Chansons de gestes ».

Litanie. Suite de courtes invocations adressées au Christ, ou à la sainte Mère de Dieu ou aux saints.

Martyre. Terme grec signifiant « témoignage ». Il est habituellement employé pour parler du témoignage de la foi donné par les chrétiens qui ont accepté la mort, souvent dans d’atroces conditions, pour rester fidèle au Christ, lui-même « témoin fidèle » selon l’Apocalypse (Apoc. 3. 14 et 17.6).

Martyrologe. Livre qui jadis contenait la liste des martyrs avec une brève indication de lieu et de date. Par extension désormais, livre liturgique qui donne, dans l’ordre du calendrier, la liste des saints célébrés chaque jour. Le martyrologe est lu dans les monastères soit durant le premier repas de la journée, soit durant l’office du matin.

Ménées. Littéralement « Livres des mois » dans les rites orientaux. Livre qui contient les parties propres aux fêtes fixes de l’année liturgique.

Ménologe. Livre qui contient en abrégé la vie des saints célébrés aux différents jours de l’année. Calendrier ou tableau mensuel, terme grec synonyme de martyrologe.

Passions. Par similitude avec la Passion du Christ. Récits des procès de certains martyrs devant leurs juges et de leur exécution. Beaucoup de ces « passions » ont été amplifiées par des détails peu historiques mais qui provenaient d’une grande admiration des auteurs pour tel ou tel saint. Quelques-unes de ces passions sont des récits très précis, appuyés même sur la transcription officielle des procès. Exemple : la passion des martyrs de Lyon vers 177.

Patrons. Les étapes de sa vie ou les situations vécues par ce saint nous entraînent à lui demander son aide auprès de Dieu pour des situations semblables dans notre vie personnelle, professionnelle, sociale, nationale ou internationale, comme ce fut le cas récemment pour l’Europe. L’Eglise, dès les premiers siècles, a repris ce terme, dérivé de « pater » père, qui désignait l’ancien maître qui offrait une assistance de différentes sortes en échange de services, souvent politiques que lui rendait un esclave affranchi, un homme libre de condition inférieure, voire une commune lointaine qui avait nécessité d’être représentée à Rome auprès du pouvoir impérial. Nous utilisons encore ce terme pour les étudiants qui présentent un « mémoire » ou une thèse.

Préface des saints. La préface de la prière eucharistique pour les messes des saints exprime la pensée de l’Eglise : »Lorsque tu couronnes leurs mérites, tu couronnes tes propres dons. Dans leur vie, tu nous procures un modèle. Dans la communion avec eux, une famille. Dans leur intercession, un appui. »

Propre des saints. Nom donné à la célébration d’un saint au jour de leur fête et qui comporte des textes liturgiques qui lui sont « propres ». Ces fêtes peuvent être célébrées dans un diocèse : »propre diocésain », dans un pays, « propre de France » ou dans un ordre religieux, « propre dominicain » par exemple.

Reliques. Comme dans une famille, on aime à conserver l’un ou l’autre des objets ayant appartenu à un être cher et disparu, les chrétiens ont pris l’habitude de conserver un objet ou un élément corporel d’un saint qu’ils vénèrent. Le culte rendu aux saints, par la vénération de ces reliques n’est pas une adoration, même si, à certaines époques, des pratiques ont été exagérées, allant jusqu’au trafic durant le Moyen-âge en Occident.

Synaxaire. ou ménologe. Livre qui contient en abrégé la vie des saints. A pour origine le terme « synaxe ».

Synaxe. Terme grec utilisé dans les liturgies orientales pour parler des assemblées liturgiques qui célèbrent une fête.

Thaumaturge. Terme d’origine grecque qui signifie « faiseur de miracles ». « Thauma » : prodige et « ergon » : »œuvre ».

Titulaire. Saint sous la protection duquel est mise une église locale.

Vénérable. La vie de ce « serviteur de Dieu » peut être proposée aux chrétiens, mais sans aucun culte public. Ce titre, donné par l’Eglise, est comme la première étape vers la béatification.

[1] Les procédures sont diverses et très codifiées selon que l’on est martyr ou « confesseur », c’est-à-dire un chrétien ayant témoigné de sa fidélité au Christ au jour le jour de sa vie, comme religieuses ou religieux, laïcs mariés, moine, prêtre, missionnaire, etc…

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Le Martyrologe /le-martyrologe/ /le-martyrologe/#comments Fri, 24 Apr 2009 19:55:29 +0000 /?p=4139 Le Martyrologe

La différence essentielle entre une fête inscrite au martyrologe et une fête figurant sur le calendrier romain général tient à ce que la célébration des fêtes inscrites au seul martyrologe n’est pas une obligation pour le clergé.

En cours de révision, le Martyrologe romain recense tous les saints, et pas seulement les martyrs comme son nom pourrait le laisser penser. Avec environ 40 000 entrées, il propose ainsi des dates de fêtes pour de nombreux prénoms encore en usage aujourd’hui.

Le Martyrologe romain (Martyrologium Romanum), répertoire toujours en évolution des Saints reconnus comme tels par l’Église romaine, a un noyau fort ancien et une histoire complexe. Notons ici seulement que son édition princeps, romaine, est de 1583, sous le titre: Martyrologium romanum ad novam kalendarii rationem et ecclesiasticæ historiæ veritatem restitutum, Gregorii XIII pont. max. iussu editum [« Martyrologe romain conformé à la nouvelle réforme du calendrier, édité sous l’autorité du pape Grégoire XIII »]. Non approuvé, il fut réédité la même année, mais c’est seulement l’édition de 1584 qui fut approuvée et imposée à toute l’Église par Grégoire XIII. Le cardinal Baronius en donna une nouvelle édition corrigée et annotée en 1586, avec des Notationes [« Notes »] et une Tractatio de Martyrologio Romano [« Traité du Martyrologe Romain »]. L’édition d’Anvers de 1589 porte de nouvelles corrections de Baronius. Une nouvelle édition du texte et des notes eut lieu sous Urbain VIII et fut publiée en 1630. C’est sans doute celle dont disposait Dom Fleureau dans les années 1667-1668. Les remaniements ultérieurs de ce Martyrologe jusqu’à l’époque contemporaine l’ont expurgé de plusieurs saints dont l’existence était plus que douteuse, et augmenté des nouveaux saints.

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Les Quatre Classes /les-quatre-classes/ /les-quatre-classes/#comments Fri, 24 Apr 2009 19:42:42 +0000 /?p=4131 Les Quatre Classes

Selon leur importance, les fêtes sont divisées en quatre classes :

solemnitas, festum, memoria et ad libitum.

Le nouveau calendrier a finalement retenu :

  • 11 solemnitas (signalées 1ère classe ou ****) : ce sont les fêtes liturgiques de premières importance (Épiphanie du Seigneur, Annonciation, Assomption de la Vierge Marie, Toussaint, Fidèles défunts, Immaculée conception de la Vierge et Nativité du Seigneur), dont 4 (Marie, Mère de Dieu, Joseph, Nativité de saint Jean-Baptiste, Pierre et Paul) sont directement associées à des prénoms ;
  • 26 festum (signalées 2ème classe ou ***) dont 18 se rapportent à des saints, notamment les apôtres Jacques, Marc et Thomas ;
  • 64 memoria (signalées 3ème classe ou **) dont 58 honorent des saints : sainte Marthe, sainte Élisabeth de Hongrie…
  • les 94 fêtes ad libitum (signalées 4ème classe ou *) se rapportent presque toutes à des saints, par exemple saint Blaise, saint Thomas More, sainte Marguerite-Marie Alacoque, saint Cyrille de Jérusalem…

Aux 180 saints qui figurent dans ce calendrier romain général correspond un nombre moindre de prénoms puisque des saints différents peuvent porter le même prénom. Toutes les dates que le calendrier romain général laisse inoccupées sont à la disposition des autorités ecclésiastiques locales qui peuvent proposer d’y placer des noms de saints en fonction de cultes propres à leur pays. Ainsi, pour la France, sainte Geneviève est-elle honorée le 3 janvier, saint Yves le 19 mai…

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Souscriptions de contenu avec notre Webslice /souscriptions-de-contenu-avec-notre-webslice/ /souscriptions-de-contenu-avec-notre-webslice/#comments Fri, 24 Apr 2009 11:19:43 +0000 /?p=3999 Souscriptions de contenu avec notre Webslice

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