Martyrs et Saints » Actualité La Liste des Saints Sun, 23 Dec 2012 17:56:39 +0000 fr-FR hourly 1 http://wordpress.org/?v=4.0.5 Prenommer.com /prenommer-com/ /prenommer-com/#comments Sun, 23 Dec 2012 17:56:39 +0000 /?p=42139 Pour plus d’informations, veuillez consulter Prenommer.com, l’espace de discussion et d’entraide consacré aux questions liées à l’origine des prénoms, aux fêtes, aux saints et à la vie des saints.

]]>
/prenommer-com/feed/ 1
Bientôt trois nouveaux saints donnés en modèle à l’Église /bientot-trois-nouveaux-saints-donnes-en-modele-a-l%e2%80%99eglise/ /bientot-trois-nouveaux-saints-donnes-en-modele-a-l%e2%80%99eglise/#comments Mon, 28 Feb 2011 12:58:46 +0000 /?p=42064 Bientôt trois nouveaux saints donnés en modèle à l’Église

ROME, Lundi 14 février 2011 (ZENIT.org) – Trois nouveaux saints, deux Italiens, un archevêque et un prêtre, et une Espagnole, religieuse, seront bientôt canonisés par Benoît XVI.

Cette canonisation sera annoncée lundi prochain, 21 février, à l’occasion du « consistoire » ordinaire public qui sera tenu, à l’occasion de la célébration de l’Office du milieu du jour (sexte).

Ce sont les bienheureux Gui Marie Conforti (1865-1931), Don Luigi Guanella (1865-1931), et Bonifacia Rodríguez de Castro dont les biographies suivent dans les articles ci-dessous.

]]>
/bientot-trois-nouveaux-saints-donnes-en-modele-a-l%e2%80%99eglise/feed/ 0
Jean-Paul II sera béatifié le 1er mai 2011 /jean-paul-ii-sera-beatifie-le-1er-mai-2011/ /jean-paul-ii-sera-beatifie-le-1er-mai-2011/#comments Mon, 31 Jan 2011 12:06:03 +0000 /?p=42061 Jean-Paul II sera béatifié le 1er mai 2011

Témoin de la miséricorde et ami des hommes

ROME, Vendredi 14 janvier 2011 (ZENIT.org) – Jean-Paul II sera béatifié le 1er mai 2011 au Vatican par Benoît XVI, qui présidera exceptionellement la célébration. Ce géant qui rassemblera à nouveau les foules est un témoin de la miséricorde, un « ami » pour tout homme et un « intercesseur » souligne le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège.

Le titre barre la Une de L’Ossevatore Romano du 15 janvier avec une photo – où domine le rouge – de la vénération de la dépouille de Jean-Paul II par les cardinaux en la basilique vaticane, sous le regard de la statue de l’apôtre Pierre, au lendemain de sa mort. A conduire la procesison, on reconnaît le doyen du collège cardinalice, le cardinal Joseph Ratzinger.

Guérison de Sr Marie-Simon-Pierre

Le pape a en effet approuvé ce matin le décret de la Congrégation pour les causes des saints reconnaissant la guérison inexpliquée scientifiquement de Sr Marie-Simon-Pierre Normand à Aix en Provence, en 2005, comme un « miracle » dû à l’intercession de Jean-Paul II (cf. Documents, Note de la congrégation romaine). Et son porte-parole a annoncé la date choisie par le pape.

Le témoignage de la religieuse a été publié par la revue de la cause de béatification « Totus Tuus ». Elle souffrait, comme Jean-Paul II, de la maladie de Parkinson, arrivée à un stade qui l’handicapait et la faisait souffrir au point qu’elle avait des difficultés à marcher, à dormir et ne pouvait plus conduire. Elle avait demandé à sa supérieure d’être déchargée de ses fonctions : « Jean-Paul II n’a pas dit son dernier mot », lui avait répondu sa supérieure. Elle est aujourd’hui parfaitement guérie.

Le directeur de la salle de presse du Saint-Siège a souligné ce matin que la date du 1er mai manifeste combien le pape Wojtyla est lié à la fête de la Miséricorde divine.

Le dimanche de la Miséricorde est « le jour qui est centré liturgiquement sur les thèmes de la miséricorde », parce que les lectures de la messe évoquent « l’apparition de Jésus au Cénacle, le Cœur ouvert, et l’institution du sacrement de la confession et de la pénitence ». Ce deuxième dimanche de Pâque est en effet « un dimanche où la liturgie parle beaucoup de la miséricorde de Dieu manifestée par le Ressuscité ».

Dieu riche en miséricorde

Il rappelle aussi que le pontificat de Jean-Paul II est profondément lié au thème de la miséricorde : « Jean-Paul II a proclamé ce dimanche – dimanche après Pâques – le Dimanche de la Miséricorde divine. Ce dimanche-là il a canonisé la grande apôtre de la Miséricorde divine, sœur Faustine Kowalska », qui a été la première sainte de l’an 2000, le 30 avril.

Le P. Lombardi a rappelé que le thème de la miséricorde est présent dans de nombreux discours et de nombreux textes du pape Jean-Paul II, en particulier dans son encyclique « Dives in misericordia » : « Dieu Riche en miséricorde » » en date de la fête de saint André, le 30 novembre 1980, troisième année de son pontificat.

Mais le P. Lombardi ajoute que c’est « toute la vie » de Jean-Paul II qui est imprégnée de cette spiritualité » et de cette « théologie » de la miséricorde.

Il cite aussi la fin du voyage en Pologne de 2002, marqué par la consécration à la Miséricorde divine du sanctuaire de Lagiewniki, un des lieux où Sr Faustine a vécu : « A cette occasion, il a confié le monde à la Miséricorde divine ».

C’est peut-être ce qu’a voulu représenter Sr Marie-Paul, bénédictine du Mont des Oliviers et peintre d’icône, qui a réalisé une icône de Jean-Paul II actuellement dans l’oratoire de Radio Espérance à Saint-Etienne et que l’on peut découvrir sur le site en ligne.

Les préparatifs ont commencé

Pour ce qui est des préparatifs concrets de la béatification, le P. Lombardi a annoncé le transfert de la tombe de Jean-Paul II des grottes vaticanes à la basilique, dans la nef de droite après la Pietà de Michel Ange (il n’y aura pas d’exhumation), sous l’autel de la chapelle de Saint-Sébastien. Elle sera ainsi plus accessible aux visiteurs. La tombe de Jean XXIII avait également été transférée pour sa béatification, des grottes à la basilique.

Quant au jour de la fête du futur bienheureux, elle est traditionnellement annoncée le jour de la béatification a fait observer le P. Lombardi. Mais le plus souvent la congrégation romaine pour le culte divin et la discipline des sacrements indique le jour de l’anniversaire de sa « naissance au ciel » : ce serait le 2 avril.

Parfois, pour des raisons pastorales, pour un prêtre ou un évêque, le jour de sa fête marque l’anniversaire de son ordination sacerdotale ou épiscopale ou d’autres dates significatives… Ainsi Jean XXIII est inscrit au martyrologe romain au 3 juin (« naissance au Ciel » en 1963) mais à Rome on le fête aussi le 11 octobre, en l’anniversaire de l’ouverture du concile Vatican II qu’il a convoqué.

Sa foi, son espérance, sa charité

En outre, le P. Lombardi souligne que le pape Jean-Paul II a apporté le Nom du Christ dans toutes les régions de la planète et que la béatification sera la reconnaissance du « caractère exceptionnel de son rapport à Dieu » et de son rôle « d’intercesseur » pour l’homme auprès de Dieu.

A Radio Vatican, le P. Lombardi a précisé que c’est bien « l’approbation par le pape du décret sur un miracle survenu par l’intercession » de Jean-Paul II, qui ouvre la voie à la béatification.

Il faudra la reconnaissance d’un autre miracle survenu à partir de maintenant pour sa canonisation.

« L’Eglise, a expliqué le P. Lombardi, reconnaît que Karol Wojtyla a donné un témoignage éminent et exemplaire de vie chrétienne, est un ami et un intercesseur qui aide le peuple en marche à s’adresser à Dieu et à le rencontrer. Si extraordinaires soient-elles, ce ne sont pas tant les œuvres de Jean-Paul II qui attirent aujourd’hui notre attention, mais leur source spirituelle, sa foi, son espérance, sa charité ».

Faire connaître la miséricorde

Le P. Lombardi rappelle sa prière, sa compassion, sa souffrance : « Les œuvres doivent justement être admirées en tant qu’elles sont l’expression de la profondeur, et de l’authenticité de son rapport à Dieu, de son amour pour le Christ et pour toutes les personnes humaines – à commencer par les pauvres et les faibles -, de son tendre rapport avec la Mère de Jésus. Nous nous le rappelons donc en prière, dans ce recueillement profond et prolongé, dans son désir de célébrer et d’annoncer Jésus rédempteur et sauveur de l’homme, de le faire connaître et aimer par les jeunes et le monde entier ; dans sa façon de s’entretenir avec affection avec les malades et les personnes souffrantes, dans ses visites aux peuples les plus nécessiteux de nourriture et de justice ; enfin, dans son expérience patiente et très vraie de sa souffrance personnelle, de sa maladie vécue dans la foi, devant Dieu et devant nous tous ».

« Sa vie et son pontificat, conclut le P. Lombardi, ont été traversés par sa passion de faire connaître au monde entier dans lequel il a vécu – le monde de notre histoire dramatique à la charnière des millénaires – la grandeur consolante et enthousiasmante de la miséricorde de Dieu : c’est de cela que le monde a besoin. C’est pourquoi, justement, nous aurons la joie de célébrer sa béatification solennelle le jour où lui-même a voulu que toute l’Eglise tourne son regard et sa prière vers cette Miséricorde divine ».

Anita S. Bourdin

]]>
/jean-paul-ii-sera-beatifie-le-1er-mai-2011/feed/ 0
Causes des saints : le pape approuve la promulgation de 16 décrets /causes-des-saints-le-pape-approuve-la-promulgation-de-16-decrets/ /causes-des-saints-le-pape-approuve-la-promulgation-de-16-decrets/#comments Fri, 31 Dec 2010 12:38:19 +0000 /?p=42057 Causes des saints : le pape approuve la promulgation de 16 décrets

ROME, Vendredi 10 décembre 2010 (ZENIT.org) – Benoît XVI a reçu ce vendredi en audience privée le cardinal Angelo Amato, S.D.B., préfet de la Congrégation pour les causes des saints, autorisant cette dernière à promulguer les décrets concernant les miracles, les martyres et les vertus héroïques d’un bienheureux et de 15 serviteurs de Dieu. Parmi eux, on compte 8 Espagnols, 4 Italiens, 1 Brésilienne, 1 Portugaise, 1 Allemand et 1 Libanais. En voici la liste :

Miracles

- Un miracle attribué à l’intercession du bienheureux Guido Maria Conforti, archevêque de Parme et fondateur de la Pieuse Société de saint François-Xavier pour les Missions étrangères ; né à Ravadese (Italie) le 30 mars 1865 et mort à Parme (Italie) le 5 novembre 1931;

- Un miracle attribué à l’intercession du vénérable serviteur de Dieu Francesco Paleari, prêtre de l’Institut Cottolengo ; né à Pogliano Milanese (Italie) le 22 octobre 1863 et mort à Turin (Italie) le 7 mai 1939 ;

- Un miracle attribué à l’intercession de la vénérable servante de Dieu Anna Maria Janer Anglarill, fondatrice de l’Institut des Sœurs de la Sainte Famille d’Urgell ; née à Cervera (Espagne) le 18 décembre 1800 et morte à Talarn (Espagne) le 11 janvier 1885 ;

- Un miracle attribué à l’intercession de la vénérable servante de Dieu Maria Chiara de l’Enfant Jésus (au siècle : Libânia do Carmo Galvão Meixa De Moura Telles e Albuquerque), fondatrice de la Congrégation des sœurs franciscaines hospitalières de l’Immaculée Conception ; née à Amadora (Portugal) le 15 juin 1843 et morte à Lisbonne (Portugal) le 1er décembre 1899 ;

- Un miracle attribué à l’intercession de la vénérable servante de Dieu Dulce (au siècle : Maria Rita Lopes Pontes), sœur professe de la Congrégation des Sœurs missionnaires de l’Immaculée Conception de la Mère de Dieu ; née à São Salvador de Bahia (Brésil) le 26 mai 1914 et morte au même endroit le 13 mars 1992 ;

Martyres

- Le martyre du serviteur de Dieu Luigi Andritzki, prêtre diocésain, né à Radibor (Allemagne) le 2 juillet 1914 et mort au camp de concentration de Dachau (Allemagne) le 3 février 1943 ;

- Le martyre des serviteurs de Dieu Giuseppe Nadal y Guiu, né à Bell-lloc (Espagne) le 25 juillet 1911, et Giuseppe Jordán y Blecua, né à Azlor (Espagne) le 27 mai 1906, prêtre diocésain ; tués à Monzón, en haine de la Foi, durant la persécution religieuse en Espagne le 12 août 1936 ;

- Le martyre des serviteurs de Dieu Antonio (au siècle : Michele Faúndez López), prêtre profès de l’ordre des Frères mineurs, né à La Hiniesta (Espagne) le 23 juillet 1907, et Bonaventura (au siècle : Baltasar Mariano Muñoz Martínez), clerc de l’ordre des Frères mineurs, né dans le district de Santa Cruz (Espagne) le 7 décembre 1912, ainsi que Pietro Sanchez Barba, né à Llano de Brujas (Espagne) le 1er juillet 1895, et Fulgenzio Martínez García, né à Ribera de Molina le 14 août 1911, prêtre du Tiers Ordre séculier de saint François d’Assise, curés, tués en haine de la foi durant la persécution religieuse en Espagne en 1936 ;

Vertus héroïques

- Les vertus héroïques du serviteur de Dieu Antonio Palladino, prêtre diocésain et fondateur de la Congrégation des sœurs dominicaines du Saint-Sacrement ; né à Cerignola (Italie) le 10 novembre 1881 et mort au même endroit le 15 mai 1926;

- Les vertus héroïques du serviteur de Dieu Béchara (au siècle : Sélim Abou-Mourad), prêtre profès de l’ordre basilien du Saint Sauveur des Melchites ; né à Zahlé (Liban) le 19 mai 1853 et mort à Saïda (Liban) le 22 février 1930;

- Les vertus héroïques de la servante de Dieu Maria Elisa Andreoli, fondatrice de la Congrégation des Servantes de Marie réparatrices ; née à Agugliaro (Italie) le 10 juillet 1861 et morte à Rovigo (Italie) le 1er décembre 1935;

- Les vertus héroïques de la servante de Dieu Maria Pilar du Sacré-Cœur (au siècle : Maria Pilar Solsona Lambán), religieuse professe de l’Institut des Filles de Marie religieuses des écoles pieuses ; née à Zaragoza (Espagne) le 22 décembre 1881 et morte à Logroño (Espagne) le 20 novembre 1966.

Marine Soreau

]]>
/causes-des-saints-le-pape-approuve-la-promulgation-de-16-decrets/feed/ 0
Le Canada fête la canonisation de frère André /le-canada-fete-la-canonisation-de-frere-andre/ /le-canada-fete-la-canonisation-de-frere-andre/#comments Tue, 30 Nov 2010 15:27:08 +0000 /?p=42053 Le Canada fête la canonisation de frère André

ROME, Lundi 8 novembre 2010 (ZENIT.org) - Près de 50.000 personnes du Québec, du Canada mais aussi des Etats-Unis, se sont données rendez-vous, la semaine dernière, au grand stade olympique de Montréal pour une messe d’action de grâce après la canonisation, le 17 octobre dernier, à Rome, de Frère André, dans le siècle Alfred Bessette, faisant de ce religieux de la congrégation de la Sainte-Croix, le tout premier saint québécois.

C’est l’archevêque de Montréal, le cardinal Jean-Claude Turcotte, qui célébrait la messe, entouré de dizaines de prêtres et d’évêques, venus de tout le pays.

Une soixantaine d’évêques étaient présents ainsi que le premier ministre canadien, Stephen Harper, le premier ministre de la province du Québec, Jean Charest, et le maire de Montréal, Gérald Tremblay.

« L’Église ne canonise jamais quelqu’un uniquement pour ce qu’il a été et pour ce qu’il a vécu autrefois. […] Presque chaque jour, à son bureau, durant des heures et des heures, il tendait l’oreille. […] Après avoir écouté, il réconfortait », a rappelé le cardinal Turcotte dans son homélie.

« Qu’a donc à nous dire frère André ? Qu’a-t-il donc à nous montrer ? », a-t-il interrogé.

« Ce que frère André a à nous dire et à nous montrer, c’est qu’une vie mérite d’être vécue en compagnie de Dieu », a répondu le cardinal. « Ce qui donne goût à la vie et la rend féconde, c’est de la vivre avec Dieu, dans son intimité et dans son amour ».

Des reliques du frère André, dont son cœur, ont été présentées aux fidèles. Les béquilles symbolisant les miracles attribués à saint frère André ont provoqué « les applaudissements les plus nourris », rapporte Radio-Canada.

Le nouveau saint n’attirait pas seulement les catholiques, mais aussi les chrétiens non catholiques ou les fidèles d’autres religions, a expliqué le père Claude Grou, recteur de l’Oratoire Saint-Joseph du Mont Royal, fondé par frère André, au micro de ZENIT, à la sortie de la messe.

Une popularité qu’il devait à sa simplicité, a-t-il expliqué, au fait que les personnes pouvaient s’identifier à lui, comme l’a confirmé pour sa part le père Charles Corso de la congrégation de la Sainte-Croix, racontant que « chaque jour, il recevait près de 300 personnes qui venaient lui confier leurs malheurs et leurs peines, ou lui demander des prières ».

La congrégation de la Sainte-Croix compte aujourd’hui plus de 1.600 membres, actifs dans 16 pays sur 4 continents : Afrique, Amérique, Asie et Europe. Ils travaillent dans le domaine de l’éducation, dans les paroisses ou s’adonnent à d’autres services dont le charisme est centré sur la justice sociale.

]]>
/le-canada-fete-la-canonisation-de-frere-andre/feed/ 0
La cause de béatification du card. Van Thuan ouverte dans le diocèse de Rome /la-cause-de-beatification-du-card-van-thuan-ouverte-dans-le-diocese-de-rome/ /la-cause-de-beatification-du-card-van-thuan-ouverte-dans-le-diocese-de-rome/#comments Sun, 31 Oct 2010 13:12:01 +0000 /?p=42047 La cause de béatification du card. Van Thuan ouverte dans le diocèse de Rome

ROME, Dimanche 24 Octobre 2010 (ZENIT.org) – La phase diocésaine de la cause de béatification du cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân, décédé à Rome à l’âge de 74 ans, en 2002, a été ouverte le 22 octobre 2010, au Latran, en la salle de la Conciliation.

Le cardinal vietnamien François-Xavier Nguyên Van Thuân a été vice-président du conseil pontifical Justice et Paix de 1994 à 1998 puis président de 1998 à 2002.

Auparavant, il avait été évêque de Nha Trang, puis il avait été nommé auxiliaire à Ho Chi Min Ville (Saïgon). Après la prise du Sud et l’indépendance du Vietnam,  il a été arrêté par le régime communiste. Il a passé 13 ans en prison, dont 9 en isolement, de 1975 à 1988, sans aucun procès. En 1991, il a été contraint de quitter le pays, c’est alors qu’il fut accueilli à Rome par Jean-Paul II.

La cérémonie a été présidée par le cardinal vicaire Agostino Vallini en présence du cardinal Peter K. A. Turkson, actuel président du conseil pontifical Justice et Paix.

A l’occasion du Ve anniversaire du décès du cardinal Van Thuan, le 17 septembre 2007, le cardinal Renato Raffaele Martino et le personnel du sicastère avaient été reçus à Castel Gandolfo par le pape Benoît XVI, qui a rappelé, dans son allocution, « le lumineux témoignage de foi que nous a laissé cet héroïque Pasteur ».

La cause a été promue par la « Fondazione San Matteo » en mémoire du cardinal Van Thuân et la Fondation des Etats Unis « cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân » qui ont organisé différents événements pour faire connaître le cardinal vietnamien.

Le cardinal Turkson a célébré la messe en mémoire du cardinal Van Thuân , vendredi 22 octobre, à 8 h 30 en l’église Santa Maria della Scala de Rome, en présence de représentants du dicastère et de la famille du serviteur de Dieu.

Les Prix cardinal Van Thuân ont ensuite été décernés, pour la troisième année, à l’université du Latran.

La statuette de saint Matthieu, symbole de cette récompense, a été remise à  M. Juan Somavia, directeur général de l’Organisation internationale du Travail.

La Fondation a promu également le Prix Van Thuân-Solidarité et Développement qui soutient économiquement des réalités humanitaires dans des pays en voie de développement et pour la défense des Droits humains, notamment grâce à l’enseignement social de l’Eglise et la diffusion de l’Evangile.

Les lauréats de cette année sont Mgr Giuseppe Molinari, archevêque de L’Aquila, un prêtre brésilien Marcelo Rossi, la Fondation St. Camille active au Burundi, la communauté haïtienne des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul.

La journée a été couronnée, en la basilique Saint-Antoine, par un concert-témoignage inspiré par la vie du cardinal Van Thuân intitulé « Témoin d’Espérance », d’après le titre de son livre « Chemins d’Espérance », et rappelant notamment ses 13 ans dans les geôles communistes.

On peut aussi télécharger le texte en vietnamien de la prière pour la béatification sur le site du conseil pontifical Justice et Paix.

Prière

Dieu éternel et tout-puissant,

Père, Fils et Saint Esprit,

je te rends grâce d’avoir donné à l’Église

le témoignage héroïque

du Cardinal François-Xavier Nguyên Van Thuân.

Son expérience douloureuse de la prison,

vécue en union avec le Christ crucifié

et sous la protection maternelle de Marie,

a fait de lui, pour l’Église et le monde,

un témoin lumineux de l’unité et du pardon,

de la justice et de la paix.

Sa personne aimable et son ministère épiscopal

irradièrent la lumière de la foi,

l’enthousiasme de l’espérance

et l’ardeur de la charité.

Accorde-moi, par son intercession,

et selon ta volonté,

la grâce que j’implore de ta miséricorde,

dans l’espérance

de le voir très prochainement élevé

à la gloire des autels.

Amen.

Avec approbation ecclésiastique

+ Giampaolo Crepaldi

16 septembre 2007

Toute personne ayant reçu une grâce ou ayant bénéficié d’un miracle est priée d’en informer la Postulation de la Cause, à l’adresse du Conseil pontifical « Justice et Paix » – Palazzo San Calisto – 00120 Cité du Vatican

]]>
/la-cause-de-beatification-du-card-van-thuan-ouverte-dans-le-diocese-de-rome/feed/ 0
Benoît XVI salue en Alfonsa Clerici, un témoin de la « charité parfaite » /benoit-xvi-salue-en-alfonsa-clerici-un-temoin-de-la-%c2%ab-charite-parfaite-%c2%bb/ /benoit-xvi-salue-en-alfonsa-clerici-un-temoin-de-la-%c2%ab-charite-parfaite-%c2%bb/#comments Sun, 31 Oct 2010 12:57:20 +0000 /?p=42043 Benoît XVI salue en Alfonsa Clerici, un témoin de la « charité parfaite »

Béatification samedi 23 octobre à Verceil

ROME, Mardi 26 octobre 2010 (ZENIT.org) – Benoît XVI salue en Alfonsa Clerici, béatifiée samedi dernier, 23 octobre à Verceil, en Italie, un témoin de la « charité parfaite ».

Le pape a évoqué la nouvelle bienheureuse après l’angélus de dimanche, 24 octobre, en disant, en italien : « Je suis heureux de rappeler qu’hier, soeur Alfonsa Clerici – de la congrégation de précieux Sang de Monza – a été proclamée bienheureuse ».

Le pape a souligné qu’elle était « née à Lainate, près de Milan, en 1860 », et qu’elle est « morte à Verceil en 1930 ».

« Rendons grâce à Dieu pour notre soeur qu’Il a conduite à la charité parfaite », a ajouté le pape.

C’est le préfet de la Congrégation pour les causes des saints, Mgr Angelo Amato, SDB, futur cardinal, qui a représenté le pape Benoît XVI et a présidé la célébration eucharistique, en la cathédrale de Verceil.

Née le 14 février 1860, Alfonsa était la dernière des dix enfants d’Angelo Clerici et de Maria Romanò qui formaient une famille chrétienne cohérente avec sa foi. Quatre de ces enfants répondirent à l’appel du Christ : Alfonsa, une sœur et deux de ses frères.

C’est grâce à une tante qu’Alfonsa put s’inscrire au Collège du Précieux Sang de Monza où elle obtint le diplôme d’institutrice et elle commença à enseigner pour soutenir sa famille. Quatre ans plus tard, elle entra au noviciat des sœurs, en 1883. Devenue directrice d’école, elle fait preuve de sagesse et de prudence, sauvant les finances de l’institut.

En 1906, l’évêque de Verceil, Mgr Teodoro Valfré di Bonzo, lui demanda d’assumer la direction d’une maison d’éducation pour petites filles et jeunes filles pauvres, la « Retraite de la Providence ». Une charge qu’elle exerça, à Verceil, pendant 19 ans, jusqu’à sa mort.

On rapporte qu’elle était remarquable par sa « pédagogie de la douceur », notamment avec les caractères les plus difficiles. Sa bonté, et son souci de la formation humaine et spirituelle des élèves, de sa sollicitude pour les plus nécessiteux, étaient en effet un signe de sa « communion avec Dieu ». Elle est décédée après une hémorragie cérébrale le 14 janvier 1930.

La Congrégation du Précieux Sang, fondée par Mère Maria Matilde Bucchi et reconnue canoniquement en 1876, compte actuellement environ 500 sœurs, en Italie, au Brésil, au Kenya et au Timor oriental. En 2011 une communauté sera inaugurée en Birmanie, à Yangoon, avec des sœurs birmanes.

Anita S. Bourdin avec Radio Vatican

]]>
/benoit-xvi-salue-en-alfonsa-clerici-un-temoin-de-la-%c2%ab-charite-parfaite-%c2%bb/feed/ 0
Portrait du Canadien André Bessette qui sera canonisé le 17 octobre /portrait-du-canadien-andre-bessette-qui-sera-canonise-le-17-octobre/ /portrait-du-canadien-andre-bessette-qui-sera-canonise-le-17-octobre/#comments Tue, 28 Sep 2010 11:46:45 +0000 /?p=42038 Portrait du Canadien André Bessette qui sera canonisé le 17 octobre

Entretien avec Mario Lachapelle, c.s.c. vice-postulateur de la cause

ROME, Jeudi 2 septembre 2010 (ZENIT.org) – Ce qui caractérise le Canadien André Bessette, qui sera canonisé le 17 octobre, c’est sans aucun doute son « accueil inconditionnel de l’autre », sa « compassion », et sa « confiance en Dieu ». Dans cet entretien à Zenit, le vice-postulateur de sa cause de canonisation, le P. Mario Lachapelle, fait le portrait de ce futur saint auquel plus d’un million de personnes étaient venues rendre hommage, lors de ses funérailles, en janvier 1937.

Zenit – Comment Fr. André a-t-il compris qu’il avait reçu la vocation de consacrer toute sa vie à Dieu ?

P. Mario Lachapelle - On peut discerner trois étapes importantes dans le développement de la vie de foi de frère André. Celle de sa jeunesse (1845-1870) où il connut de grandes épreuves (une santé faible et le manque d’instruction, la perte de ses deux parents à un âge jeune, l’exil en pays étranger pour trouver du travail) ; cette période permit à frère André de consolider fortement sa relation à Dieu. On aurait dit qu’au lieu de le détourner de Dieu, les événements malheureux de la vie ne faisaient que l’en approcher. Il y a ensuite la période qui s’étend de 1870 (son entrée dans la Congrégation de la Sainte-Croix comme religieux frère) à 1904 (la construction de la chapelle primitive dédiée à saint Joseph sur le Mont-Royal). Beaucoup d’obédiences sont alors confiées au jeune religieux malgré son mauvais état de santé. Il est nommé, entre autres choses, portier au Collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges à Montréal au Canada. Il accueille visiteurs et parents. L’autre devient alors une réalité importante pour frère André ; il s’ouvre au prochain comme il a su s’ouvrir auparavant à Dieu. Il ��chappe ainsi à l’enfermement d’une relation exclusive à Dieu où les épreuves de la vie auraient pu le conduire. Il apprend qu’on ne peut aimer vraiment Dieu sans aimer son prochain ni aimer les autres sans reconnaître la présence de Dieu en eux. L’accueil, la compassion, l’ouverture à l’autre deviennent des traits caractéristiques de sa personne. Sa réputation de thaumaturge commence aussi à se répandre au-delà des murs du collège. Enfin, de 1904 à sa mort le 6 janvier 1937, commence son ministère public. À 60 ans, à un âge où souvent on ne pense qu’à la retraite, il se fait bâtisseur du plus grand sanctuaire jamais dédié à saint Joseph. Frère André n’est pas seulement un bâtisseur d’un édifice de pierres mais d’une communauté chrétienne vivante. Il devient un rassembleur remarquable. Plus d’un million de personnes viendront lui rendre hommage à ses funérailles malgré un temps d’hiver des plus difficiles et aujourd’hui encore, plus de deux millions et demi de pèlerins et de visiteurs viennent chaque année à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal.

Comment était sa relation avec Dieu avant qu’il devienne frère ? Pendant son enfance et sa jeunesse ?

C’est sur les genoux de sa mère qu’il a appris ses premières prières et qu’il a appris à aimer Dieu. La perte de son père à l’âge de 9 ans et celle de sa mère à l’âge de 12 ans l’a profondément ébranlé. Marie et Joseph deviendront alors ses parents d’adoption. Ils lui serviront de guide pour aller à Dieu. La prière et la fréquentation des sacrements occupent une grande partie de sa vie. Il apprend la confiance en Dieu malgré de rudes épreuves. « La prière – confia-t-il plus tard à un de ses amis – est ma meilleure arme ».

Pouvez-vous nous parler de son service en tant que concierge au collège Notre-Dame ?

C’est sans doute peu à peu que le frère André découvrit sa vocation à servir et à faire aimer le Seigneur. Sa fonction de portier au Collège Notre-Dame de la Côte-des-Neiges à Montréal a dû l’aider dans ce sens puisqu’il y avait à recevoir beaucoup de parents et de visiteurs. Il s’informait discrètement auprès de chacun de l’état de santé des membres de la famille et de leurs affaires. Il en profitait souvent pour placer un bon conseil et pour encourager tous et chacun à faire confiance au Seigneur.

Quel a été le miracle qui a conduit à sa canonisation ?

Un jeune garçon de 9 ans fut victime d’un accident de la route qui lui infligea un sérieux traumatisme crânien et le plongea dans un coma irréversible menant à la mort. Les prières des gens très proches de lui, et l’intercession de frère André, l’ont ramené à l’état conscient et à la santé, et cela a été jugé scientifiquement inexplicable par plusieurs experts en médecine. Ce cas s’est produit en 1999.

Quelles étaient ses principales vertus ?

Sans nul doute, la compassion, l’accueil des plus démunis et la confiance en Dieu. Il aimait à dire que « Dieu, c’est avec les plus petits pinceaux qu’il fait les plus beaux tableaux ». Cela signifie que chacun a du prix aux yeux de Dieu et personne ne devrait être exclu de son amour ou se trouver indigne de Lui. À une époque où trop souvent ses contemporains avaient une image d’un Dieu lointain et justicier, il se plaît à dire que Dieu est tout proche de chacun de nous et que l’on ne devrait pas oublier de parler de sa miséricorde. Il sut aussi très tôt s’entourer de laïcs et leur faire confiance. Son accueil inconditionnel de l’autre le conduisit à un œcuménisme avant-gardiste. Une des plus grandes qualités de frère André résidait sûrement dans sa grande habilité à parler tout simplement, avec des mots de tous les jours, de la grandeur et de l’amour de Dieu. Il savait parler au cœur des gens. Lorsque les gens venaient le visiter à son bureau d’accueil, tous n’étaient pas guéris dit-on mais tous repartaient transformés.

Que signifie sa canonisation pour le Canada ?

À une époque difficile pour l’Eglise canadienne, les croyants du Canada tout entier se réjouissent de constater que Dieu est bien parmi eux et qu’il manifeste des signes non-équivoques de sa présence. La reconnaissance officielle faite présentement par l’Eglise universelle de la sainteté d’un humble frère canadien donne à tous et chacun une raison de persévérer plus que jamais dans leur foi. Au cours des récentes années, plus de 10 millions de pèlerins qui sont venus à l’Oratoire Saint-Joseph du Mont-Royal ont signifié par écrit leur désir que l’Église reconnaisse au plus tôt la sainteté de l’humble ami des pauvres et des affligés. C’est un nouveau souffle d’espérance pour l’Église canadienne.

A-t-il écrit quelque chose ? Etes-vous en possession de ses écrits ?

Frère André n’a jamais écrit de sa vie. Nous possédons seulement quelques signatures de sa main. La connaissance de ses dévotions, de sa spiritualité et de sa personne nous vient surtout de personnes qu’il a côtoyées et qui ont laissé un témoignage écrit de leurs rencontres.

Propos recueillis par Carmen Elena Villa

]]>
/portrait-du-canadien-andre-bessette-qui-sera-canonise-le-17-octobre/feed/ 0
Vers la béatification d’un prêtre américain assassiné au Guatemala /vers-la-beatification-d%e2%80%99un-pretre-americain-assassine-au-guatemala/ /vers-la-beatification-d%e2%80%99un-pretre-americain-assassine-au-guatemala/#comments Sat, 31 Jul 2010 17:28:10 +0000 /?p=42029 Vers la béatification d’un prêtre américain assassiné au Guatemala

Un escadron de la mort tua le père Stanley Rother

ROME, Jeudi 22 juillet 2010 (ZENIT.org) – Une cérémonie officielle a mis fin mardi dernier, dans l’archidiocèse d’Oklahoma City (Etats-Unis) à la phase diocésaine du procès de canonisation du père Stanley Rother, missionnaire au Guatemala, assassiné par un escadron de la mort, le 28 juillet 1981.

Lors d’une célébration eucharistique solennelle, l’archevêque de la ville, Mgr Eusebius J. Beltrán, a mis les scellés sur tous les documents qui témoignent des faits survenus cette année-là, dans la localité de Santiago Atitlán, au Guatemala, pour leur envoi immédiat à la Congrégation pour les causes des saints au Vatican.

Le sacerdoce du père Stanley Rother a été caractérisé par un travail missionnaire dès ses plus jeunes années parmi les indigènes Tzutuhil du Guatemala, où l’archidiocèse d’ Oklahoma City, dont il dépendait, l’avait envoyer pour travailler à la mission soutenue par cette juridiction du nord des Etats-Unis.

« Le père Rother était un prêtre bon et heureux. Il a vécu l’Évangile dans son service auprès des plus pauvres », a déclaré à ZENIT Mgr Beltrán, qui encourage à espérer que celui qui est aujourd’hui serviteur de Dieu sera proclamé saint et martyr.

Le prêtre aurait été tué par un groupe armé durant la dictature qui affligeait le Guatemala dans les années 70 et 80, au cours de laquelle quatre prêtres et un grand nombre de catéchistes ont perdu la vie par haine de la foi.

Le Père Rother était curé dans la localité guatémaltèque de Santiago Atitlán, où il a défendu la vie et la pratique religieuse de son peuple, raison pour laquelle, avant sa mort, il avait reçu des menaces, dont sont témoins plusieurs personnes, parmi lesquelles de hauts représentants de la population autochtone.

]]>
/vers-la-beatification-d%e2%80%99un-pretre-americain-assassine-au-guatemala/feed/ 0
Un journaliste porteur de handicap, élevé aux autels /un-journaliste-porteur-de-handicap-eleve-aux-autels/ /un-journaliste-porteur-de-handicap-eleve-aux-autels/#comments Wed, 30 Jun 2010 11:20:46 +0000 /?p=42025 Un journaliste porteur de handicap, élevé aux autels

Manuel Lozano Garrido sera béatifié samedi à Linares (Espagne)

ROME, Jeudi 10 juin 2010 (ZENIT.org) – « Passionné de la vérité » : C’est ainsi que le président du Conseil pontifical pour les communications sociales, Mgr Claudio Maria Celli, a défini mardi 8 juin au cours d’une conférence de presse, le premier journaliste laïc, Manuel Lozano Garrido, plus connu sous le nom de « Lolo », qui sera béatifié le 12 juin prochain, en Espagne.

Au cours de cette conférence de presse qui a eu lieu au siège de Radio Vatican, ont été présentés la vie et les traits de la personnalité du futur bienheureux. Etait également présent le postulateur de sa cause, le père Rafael Higueras, qui a évoqué ses qualités professionnelles, affirmant qu’« être un bon journaliste est facile, mais être un journaliste chrétien est héroïque ».

Né le 9 août 1920 à  Linares, dans la province de Jaén (Espagne), sa ville natale, où il est également mort le 3 novembre 1971, Manuel Lozano Garrido, laïc espagnol, journaliste et porteur de handicap, sera béatifié par Mgr Angelo Amato SDB, préfet de la congrégation pour le causes des saints, qui présidera la cérémonie au nom du pape Benoît XVI.

Dans son intervention à la conférence de presse, Mgr Celli a évoqué le lien que Lolo faisait dans sa profession « entre les nouvelles et les bonnes nouvelles de l’Evangile », ce dernier, explique-t-il, voyant Jésus comme « un paradigme de la communication ».

Selon lui, « la profonde racine de son service comme journaliste » est à chercher dans l’Eucharistie et dans son amour pour la Vierge Marie.

Sa vie

Lolo n’avait que 22 ans lorsqu’il a été atteint d’une paralysie progressive , et contraint peu à peu à se déplacer en fauteuil roulant jusqu’à l’immobilisation totale, avant de perdre également la vue les 9 dernières année de sa vie.

Malgré son handicap, il écrivait des articles, des histoires, des lettres, des essais. Il a publié 9 livres, dont une autobiographie.

Parmi les médias qui publiaient ses articles figurent le journal « Ya », les revues « Telva » et « Vida Nueva » et l’agence « Prensa Asociada ». Il fonda la revue « Sinai» pour les malades et reçut des prix professionnels importants, comme le « Prix Bravo ».

Apôtre de la plume et avec les âmes

La maison de Lolo était devenue un centre apostolique, où des dizaines de personnes accouraient en quête d’un conseil, d’une orientation, d’un peu de réconfort. Parmi ces personnes, se trouvaient le frère bénédictin Juan Javier Flores Arcas, recteur de l’université pontificale Saint-Anselme de Rome qui, lors d’une rencontre avec ZENIT, a évoqué les années de production intellectuelle de ce journaliste (années soixante et début des années soixante-dix). Il souligne que « c’était l’époque où l’Eglise commençait à se réveiller en termes d’évangélisation, d’ouverture, et de communication. Et lui, dans sa situation, avait compris qu’elle était sa mission dans l’Eglise ».

Un jour Lolo a dit : « Si chacun de nous avait un micro pour parler du Christ, ne serait-ce pas un merveilleux champ pour la nouvelle évangélisation ? », a souligné le père Rafael Higueras, qui l’a connu personnellement et accompagné durant les 9 dernières années de sa vie, et qui était à son chevet au moment de sa mort tandis qu’il récitait un Je vous salue Marie.

Un pèlerinage à Lourdes en 1958 fut pour lui fondamental. A cette occasion il dit à Marie : « Je t’offre la joie, la joie bénite ».

« Là, sur le train rempli de malades, il pensa qu’il ne pouvait perdre un aussi grand trésor de rédemption comme la douleur de celui qui souffre », a déclaré le postulateur.

« A son retour de Lourdes, à la gare de Madrid, il rencontra les fondateurs de la Propaganda Popular Católica (PPC), dont dérive Vida Nueva. Et avec quelques uns de ces malades, fonda le premier groupe. Pendant quelques mois ils ne surent pas quel nom lui donner, puis ils choisirent celui de ‘Sinai’ en souvenir de Moïse qui levait les bras au ciel », a-t-il ajouté.

L’association est formée de petits groupes de 12 malades qui, avec un monastère, s’adonnent à la prière et mettent leur souffrance au service des médias. Lolo leur écrivait par le biais d’une revue mensuelle qui portait son nom.

Bien qu’il ne cessait de s’affaiblir physiquement, souligne le P. Flores, « le rencontrer était un havre de paix, de vie intérieure, de foi, qui laissait une forte empreinte ».

Manuel Lozano Garrido est mort le 3 novembre 1971. Sur la maladie et son apparente inutilité aux yeux du monde, il avait écrit un jour : «  … une très grande tâche nous a été confiée : aider les hommes à se sauver, unis à Toi… Fais, o Seigneur, que nous connaissions notre vocation et sa signification intime… Ramasse, Seigneur, comme un bouquet de lys dans tes mains clouées, notre inutilité, pour lui donner une efficacité rédemptrice universelle ».

Carmen Elena Villa

]]>
/un-journaliste-porteur-de-handicap-eleve-aux-autels/feed/ 1