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Australie : Mary MacKillop pourrait être canonisée

Australie : Mary MacKillop pourrait être canonisée

L’apôtre des Aborigènes serait la première sainte du continent

ROME, Dimanche 20 décembre 2009 (ZENIT.org) Un miracle dû à l’intercession de la fondatrice australienne Mary MacKillop (1842-1909), apôtre des Aborigènes, vient d’être reconnu par un décret de la congrégation pour les Causes des saints approuvé par le pape : elle pourrait être canonisée, si Benoît XVI le voulait, et serait ainsi la première sainte du continent. Elle avait été béatifiée par Jean-Paul II à Sydney, le 19 janvier 1995. On la fête le 8 août.

Marie-Hélène MacKillop est même la première Australienne à avoir été élevée à l’honneur des autels, sous son nom de religieuse, Marie de la Croix. Fondatrice des sœurs de S. Joseph et du Sacré-Cœur, elle était née à Fitzroy, de parents Ecossais, et elle est morte le 8 août 1909 à Sydney. Elle mena un triple combat, pour l’éducation des jeunes, les constitutions de sa communauté et l’apostolat auprès des Aborigènes.

Douée comme éducatrice, elle développe ses dons dans la vie religieuse. Son père spirituel, le P. Julian Tenison Woods, lui confie en effet la responsabilité d’un groupe de jeunes femmes dévouées à l’éducation catholique de sa région. Bientôt, 127 sœurs travaillent à cet apostolat dans leurs 34 écoles !

Mais la tempête se met à souffler sur la jeune congrégation : l’évêque local excommunie Marie de la Croix pour désobéissance et dispense de leurs vœux 47 de ses sœurs. Cependant, l’année suivante, sur son lit de mort, l’évêque lève l’excommunication et demande pardon à la fondatrice. Avec l’intervention du Saint-Siège, la communauté peut reprendre ses activités. Mais la leçon a été rude et Marie de la Croix ressent la nécessité de se rendre personnellement à Rome pour consolider l’œuvre naissante. Les Constitutions sont approuvées en 1875 et elle devient Supérieure générale.

Elle parcourt alors l’Europe à la recherche de fonds et de nouvelles aspirantes, puis elle rentre en Australie et cherche le soutien de la hiérarchie locale. Pourtant, en 1887, Rome doit à nouveau intervenir pour garantir l’autonomie des Sœurs de S. Joseph et du Sacré-Cœur par rapport à certains évêques. L’année suivante, la congrégation est approuvée définitivement par le pape Léon XIII. Rassurée sur le sort de la fondation, Marie de la Croix se consacre alors aux populations aborigènes, tandis que ses sœurs se développent non seulement en Australie, mais aussi en Nouvelle-Zélande, et au Pérou.

Anita S. Bourdin

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